Archive pour la catégorie 'Divers'

COMING-IN

comingin
 

Un documentaire est en cours de montage pour être diffusé par la chaîne Public Sénat le 17 mai 2015, journée mondiale de lutte contre l’homophobie avant de partir dans différents festivals. Son titre provisoire est « COMING IN », il traite des homos dans le monde du travail des années 50 à nos jours. Pour la 1ère fois, la question du travail sera abordée de l’intérieur à travers le témoignage de 9 personnages, lesbiennes ou gays, racontant leur vie au travail mais aussi leurs luttes militantes de l’après-guerre à nos jours.

Pour permettre de boucler le financement du film, en particulier en achetant des archives INA et pour boucler la post-production, une campagne de financement participatif a été lancée sur le site Ulule.

Les campagnes de crowdfunding sont légion et restent difficiles à mener jusqu’au bout. Votre soutien et vos partages seront donc d’une grande aide :

http://fr.ulule.com/coming-in/

https://www.facebook.com/cominginledoc

Publié dans:Divers, Gay, Société, Syndicalisme |on 16 mars, 2015 |1 Commentaire »

Week-End

weekend

Le film « Weekend » d’Andrew Haigh, sorti en 2011, a connu un succès mérité. J’avais acheté le Blu-Ray sans le visionner de suite et il est resté longtemps sur une étagère avant d’être ouvert. Une histoire de deux hommes qui se rencontrent le temps d’un week-end ça me semblait banal et j’ai tardé à voir cette histoire. Lorsque je l’ai vu, j’ai pris une claque.

La façon de filmer au plus près des acteurs et le jeu sensible et réaliste de ceux-ci donne à voir la naissance progressive d’un amour sans lendemain tandis que la lente narration pose le caractère des deux protagonistes. La force de ce film souvent en huis clos réside aussi dans l’évocation de ces rencontres où les amants se cherchent. Les conversations entre eux sur le coming out, la façon de se percevoir et de vivre gay dans une société plus ou moins hostile, l’amour, le sexe et le couple ne sont pas de simples exercices scénaristiques. Elles évoqueront maintes situations vécues au spectateur homosexuel au point et réveilleront le souvenir de possibles passés évanouis eux aussi le temps d’un week-end.

La fin arrive avec la force de l’évidence et laisse le spectateur aussi mal à l’aise et troublé qu’un regard perdu sur un quai de gare. On aimerait imaginer une suite à ce film sensuel et bouleversant qui puisse ouvrir un nouveau possible…

Après l’accueil du film et son succès récompensé par plusieurs prix, Andrew Haigh avait envisagé le tournage d’une suite. Une telle initiative aurait pu satisfaire notre envie de ne pas donner de point final à ce week-end amoureux mais aurait sans doute ruiné le propos du film dont la force est précisément dans cet inaccessible espoir.

Le site web du film : ici.

Publié dans:Divers, Gay |on 14 décembre, 2014 |Pas de commentaires »

LA PISSOTIÈRE & LE SEXTOY

Plug 

Le temps d’un week-end l’internet bruisse sur ce genre d’affaires que les réseaux sociaux affectionnent : le dégonflage de l’œuvre de Paul Mc Carthy place Vendôme…

C’est que le sapin gonflable de l’artiste évoque nettement un buttplug (un « plug anal » pour les amateurs de traduction semi-française). Voilà donc une provocation et un « sapin moche » (dixit Le Figaro)… Le sapin est dégonflé et l’artiste giflé par inconnu renonce à le réinstaller. Le bon goût est peut être sauvé mais la liberté artistique est foulée aux pieds.

La provocation ? J’ignorais que tant de gens savaient reconnaître un plug au premier coup d’œil. L’assimilation entre ce plug vert et la forme du sapin est-elle plus incompréhensible ou moins artistique que le concept de l’urinoir renversé (la « Fontaine ») de Marcel Duchamp en 1917 dont une réplique de 1964 est à Beaubourg ? Mc Carthy n’est pas Duchamp, mais il est ironique de constater que l’œuvre de Duchamp considérée comme la « plus controversée » du siècle dernier est aujourd’hui une œuvre reconnue, passée à la postérité et qui a sa propre page sur Wikipédia.

On peut ne pas aimer le sapin de Mc Carthy, ne pas comprendre la démarche de l’artiste… mais au point de se réjouir d’une destruction et d’une agression ? Les commentaires qui prétendent distinguer le « vrai art » du faux, ne rappellent-ils pas ceux qui fustigeaient hier l’art « dégénéré ». Détruire une œuvre c’est comme brûler un livre, c’est un acte effrayant.

En 2008 une polémique avait brièvement agité les gazettes suite à l’exposition d’œuvres de Jeff Koons dans le Château de Versailles. Personnellement, je n’étais pas du tout convaincu de l’adéquation du lieu pour mettre en scène les créations de Koons, mais si la poignée de manifestants qui voyaient là une offense à Marie-Antoinette (véridique) avait saccagé l’installation, j’aurais défendu sans retenue la liberté artistique.

Il y a une petite France rance qui exprime ses peurs et ses rejets par hoquets. Ne la laissons pas grandir.

Publié dans:Divers, Politique, Société |on 19 octobre, 2014 |4 Commentaires »

RETOUR EN GRÂCE D’ALAN TURING

turing 2014
Logo de 2014 Année Turing.

Tout le monde ou presque connait désormais Alan Turing, le mathématicien génial qui a cassé le code de l’Enigma, la machine de cryptage allemande, pendant la seconde guerre mondiale et dont les travaux sont considérés comme précurseurs de l’intelligence artificielle (test de Turing) et de l’informatique (machine de Turing). Il ne faisait pas mystère de son homosexualité et en 1952 il sera condamné pour "indécence manifeste" selon les lois britanniques de l’époque. Condamné à une peine de prison ou une castration chimique, il préféra cette dernière pour poursuivre ses recherches. Surveillé étroitement par la police en pleine guerre froide et atteint physiquement par le traitement chimique, il s’est suicidé en 1954 en croquant une pomme empoisonnée au cyanure, il avait 41 ans. Son décès avec une pomme croquée a donné lieu à une légende urbaine : le logo d’Apple aurait été choisi en référence à Turing. Légende que l’on trouve encore dans certains ouvrages mais qui a été démentie par le créateur du logo (le premier logo faisait référence à Isaac Newton, qui s’était pris une pomme sur la poire), mais il est vrai que la firme de Cupertino a longtemps laissé dire…

Si les travaux de Turing n’avaient pas été interrompus si brutalement, qui sait quels progrès aurait fait l’informatique dans la seconde moitié du vingtième siècle ? En son hommage, depuis 1966 est attribué chaque année un "prix Turing", sorte de Nobel de l’informatique, par l’ACM (Association for computing machinery) à une personne ou un groupe de personnes ayant apporté une contribution technique majeure en informatique. Notons qu’un seul français, Joseph Sifakis, a obtenu ce prix (en commun avec deux américains) en 2008. La mobilisation de nombreux scientifiques, suivie du dépôt d’une pétition de 37 405 signatures, a permis d’aboutir en 2009 aux "regrets" du gouvernement britannique puis en 2013 à une réhabilitation en forme de "royal pardon". Après 2012, pour le centenaire de sa naissance c’est désormais 2014 qui est une « année Turing » pour les 60 ans de sa disparition. De nombreuses initiatives sont prises dans différents pays pour saluer la mémoire de Turing et souligner son apport scientifique. Le lecteur pourra utilement se reporter au site www.turingcentenary.eu (et au compte twitter associé @AlanTuringYear).

Pour couronner cette année Turing, un film biographique (un biopic comme on dit) va sortir en salle : "Imitation Game". La bande annonce est prometteuse (voir la bande annonce en VOST) mais il faudra patienter : si le film sort en octobre aux USA et en novembre au Royaume-Uni, en Italie ou au Portugal, il ne sortira en France… que le 28 janvier 2015. Il y a sûrement de bonnes raisons pour cette chronologie de diffusion mais elle échappe un peu à mon entendement. L’année Turing 2014 s’achèvera donc, ici, en 2015. 

Le film est basé sur la riche biographie écrite par Andrew Hodges dont la toute première version (anglaise) date de 1983 et dont la version française chez Payot porte le titre de "Alan Turing ou l’énigme de l’intelligence" (on perd au passage le double sens du titre anglais "Alan Turing : The Enigma"). J’avais lu cette biographie il y a longtemps, à une époque où Turing était largement méconnu en dehors de cercles restreints de mathématiciens. Je découvrais alors un chercheur génial et visionnaire ainsi qu’un contexte pesant et dramatique : le secret militaire, la répression de l’homosexualité et la fin tragique en clin d’œil à Blanche Neige avec une pomme empoisonnée mais avec nul Prince Charmant à la fin. Andrew Hodges est lui-même mathématicien et homosexuel, il voue une passion à Turing et il a collecté de nombreuses photos et recueilli de nombreux témoignages et anecdotes. Sa volumineuse biographie fait toujours référence aujourd’hui et ses travaux ont rendu indissociables l’hommage au génie de Turing et la dénonciation du sort fait aux homosexuels en Angleterre, même après l’ère victorienne en ces années d’après-guerre.

Ce destin hors du commun méritait de sortir du simple cadre de conférences ou de documentaires pour en faire un film grand public. C’est maintenant chose faite et j’en attends fébrilement la sortie…

Publié dans:Divers, Gay, Société |on 28 septembre, 2014 |Pas de commentaires »

NON MERCI…

Trierweiler

L’incroyable succès de vente du livre de Valérie Trierweiler, "Merci pour ce moment", laisse perplexe. Pouvait-il y avoir dans ce livre autre chose que les ragots people et la rancœur étalée d’une femme blessée ? La sortie opportune du livre ne permettait pas d’espérer y trouver du recul ou de la hauteur de vue. Après tout, une ancienne journaliste politique pouvait, au-delà de ses déboires sentimentaux, donner sa vision de l’envers du décor, de son rôle dans l’ombre du premier personnage de l’État. Pour en avoir le cœur net, je me suis donc imposé la lecture du brûlot de la dame.

Disons le tout de suite la lecture est fastidieuse tant le propos est répétitif. Hollande est un menteur, elle est amoureuse et malheureuse, elle avale des cachets, on la prend pour ce qu’elle n’est pas, elle est malheureuse, elle avale des cachets etc. Pour rompre la monotonie de cette répétition sans fin, elle la ponctue de flashbacks sur leur rencontre avant la présidentielle et tente toutes les dix pages de trouver une formule ("J’étais raide dingue de lui. Avec le temps, je devenais dingue et raide."), mais on se doute que le but de l’ouvrage n’était pas de devenir un monument de littérature.

Hollande n’a pas le beau rôle, on s’en doute, mais au point où en est sa cote de popularité, un peu plus, un peu moins cela peut nous laisser de marbre. Ce qui retient notre attention c’est son plaidoyer pro domo qui se révèle contre-productif. Elle essaye à travers son récit de changer l’image que l’on donne d’elle dans les médias. La démonstration est tellement pathétique qu’elle achève l’empathie que l’on pouvait avoir pour le personnage. On était prêt à la suivre sur la cruauté des médias, sur le poison des rumeurs qu’elle a eu à subir. Elle ne fait que dévoiler un personnage caractériel qui se défend de l’être, une enflure d’ego qui la pousse à toutes les gamineries pour éliminer ou narguer Ségolène Royal, à se pousser du coude pour jouer les premières dames (sans guillemets dans le texte). A passer son temps à avaler des cachets par poignées, à s’enfermer dans la salle de bains, à tomber dans les pommes et à s’offusquer quand Hollande ne rentre pas dans le jeu (quoi, il n’appelle pas le médecin ou les urgences ?). Autour d’elle tout le monde ment, Hollande bien sûr, les politiques, les journalistes, les officiers de sécurité (les "porteurs de croissants")… On croit qu’elle est une bourgeoise alors qu’elle est une pauvresse de la ZUP d’Angers avec son père qui a une jambe de bois, sa mère qui se saigne aux quatre veines et sa famille que Hollande trouve "pas jojo". Tandis que Gayet cette "actrice" pète dans la soie avec sa famille de bobos qui vivent dans les châteaux. Allez hop ! Elle reprend des cachets, maudit tout le monde, tapisse une pièce avec plein de photos de son ex-mari pour énerver Hollande, jure qu’elle n’est pas hystérique et reprend son récit…

Pour bien nous faire comprendre qu’elle n’est pas froide et hautaine et qu’elle est de gauche, elle nous narre ses bonnes œuvres de "première dame". Incapable de faire dans la retenue, elle nous délivre de longues tartines d’enfants condamnés par la maladie, de fillettes violées, de tessons de verre dans le vagin et autres détails scabreux dont l’énumération est sans doute censée nous tirer des larmes devant les belles actions de cette sainte femme qui n’hésite pas à faire des cartons à genoux dans les couloirs de l’Elysée. La démonstration est outrancière, elle en fait des tonnes, on croirait lire Paris-Match en attendant son tour chez le dentiste.

Elle estime, avec raison, qu’elle n’a jamais été "légitime" en tant que compagne du chef de l’État, que l’opinion l’a toujours vue comme une maîtresse voire une arriviste. Et au moment où elle fréquentait Michèle Obama, Hillary Clinton et d’autres, la voilà trompée et répudiée. Son égo qui n’est pas mince en prend un coup. Alors elle décide qu’après elle ce sera le déluge. Ce qui nous vaut cette prose de midinette pathétique. Espérons qu’elle ne nous gratifiera pas d’un deuxième opus…

Publié dans:Divers, Politique, Société |on 13 septembre, 2014 |2 Commentaires »

UN JOUR JE SAURAI FAIRE DES FRITES

Blanc de boeuf

Les choses simples en cuisine ne le sont pas. Prenez la mayonnaise et les frites : a priori rien de bien compliqué. Et pourtant, je désespère de les réussir. Pour la mayonnaise, j’ai lentement progressé au fil des années. J’applique fidèlement les canons sacrés de la science culinaire : œufs extra-frais, ingrédients à température, y aller sans précipitation. Je fouette, j’émulsionne mais si j’arrive à un résultat acceptable mais jamais parfait et suffisamment ferme. Et comme une mayonnaise "maison" est sans commune mesure avec celle de l’industrie agroalimentaire, je persévère dans ma quête.

Pour les frites, même désespérance : j’ai beau essayer de différentes façons, respecter les deux bains à des températures différentes, elles restent mollassonnes. Du coup j’en reste aux frites surgelées. Elles ont un double avantage : elles ne sont pas mauvaises et elles dispensent de la corvée d’épluchage et de découpage, c’est peu de chose mais quand on rentre d’une journée de travail la fainéantise est tolérée. Elles ont inconvénient, elles sont trop fines. Le goût américain s’est imposé en matière de french fries. Evidemment je ne parle même pas des allumettes qui sont plus fines que fines. Sans nécessairement vouloir des pommes Pont Neuf, la frite doit être de belle taille pour permettre de distinguer le croquant de l’enveloppe extérieure et le moelleux de l’intérieur. Hélas, inapte à la cuisson des frites, j’avais abandonné mon apprentissage.

Jusqu’à cet été où me trouvant à Marseille, j’allais visiter une curiosité locale : une friterie belge a en effet ouvert dans la cité phocéenne (Voir la page Facebook de la friterie Werner). Je dégustais ainsi de belles grosses frites servies en cornet. Des pommes de terre frites dans la graisse de bœuf et étonnamment peu grasses. Je décidais alors de me remettre à l’ouvrage une fois rentré à Paris. Et d’opter pour la graisse de bœuf.

Mais si vous n’habitez pas le nord de la France, impossible de mettre la main sur de la graisse de bœuf. La principale marque (Blanc de Bœuf) propose bien de secourir les non-belges en leur permettant de commander par internet mais je trouvais que cette solution malséante et ne convenant qu’aux situations d’extrême urgence pour désespérés. Heureusement, la divine providence intercéda en ma faveur : j’étais appelé à une réunion à Anvers cette semaine.

Alors que les touristes ordinaires admiraient l’architecture flamande et se ruaient pour acheter des pralines, je dédaignais les sculptures et les bords de l’Escaut pour me ruer dans un vulgaire supermarché acquérir la précieuse graisse. Bon j’exagère un peu, j’ai quand même découvert cette ville où je venais pour la première fois. J’ai découvert la légende qui m’étais inconnue du géant Antigone (Druoon Antigoon) qui coupait la main des marins qui refusaient de s’acquitter d’un droit de passage et du centurion romain Silvius Brabo qui tua le géant, lui coupa la main et la jeta dans l’Escaut ; légende qui a donné son nom à la ville (Antwerpen = Hant + Werpen = main + jeter).

Bref, ayant acquis la précieuse graisse pour une somme modique, je n’ai pas demandé mon reste et je suis rentré à Paris. Promis, dès demain je m’atèle à la tâche. Et vous verrez, un jour, moi aussi, je saurai faire des frites.

Publié dans:Divers |on 3 septembre, 2014 |2 Commentaires »

LUNE GIBBEUSE

lune


Profitant d’un ciel clair dans la douceur d’un séjour marseillais j’ai pris cette photo d’une lune gibbeuse croissante. L’annonce d’une « super lune », pleine lune coïncidant avec une proximité maximale de la terre, début août me laissait espérer de belle photos de notre satellite. Hélas, un ciel couvert ne m’a laissé guère de répits pour observer cette grosse lune exceptionnellement lumineuse. Un télescope monté à la hâte sur un balcon a suffit néanmoins à quelques minutes de bonheur à observer les cratères où je n’ai vu gambader nul sélénite…

Publié dans:Divers |on 15 août, 2014 |Pas de commentaires »

ENSEIGNE

enfants riches déprimés


Au hasard des rues je cherchais une échoppe pour vieux pauvres joyeux et je suis tombé sur cette boutique de fringues… Elle était déserte, tous les jeunes riches du quartier prenaient l’apéro à l’une des nombreuses terrasses ensoleillées du quartier pour passer leur déprime.
 

Publié dans:Divers |on 28 juillet, 2014 |Pas de commentaires »

MASTIGOUCHE |
Une voyance par telephone |
La Passerelle Gourmande |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Faceaumiroir
| Agence Immobilière en Vallé...
| Change The World Together