Archive pour décembre, 2014

PRIDE

Pride2
 

Le film PRIDE sorti en France en septembre 2014, est rapidement devenu le "film gay" de l’année. Ce film touchant, drôle et émouvant est basé sur l’histoire vraie et peu connue d’un groupe de jeunes homosexuels et lesbiennes se mobilisant pour apporter un soutien financier aux mineurs en grève sous Thatcher. Après des incompréhensions réciproques, les gays ne comprenant pas pourquoi il faudrait soutenir des mineurs réputés homophobes et les mineurs hostiles à ce soutien inhabituel, les deux « clans réprouvés »; apprennent à se connaître et, symbole de cette « jonction », des délégations de mineurs ont ouvert la marche de la Gay Pride londonienne de 1985.

Le film est centré sur le petit groupe emmené par le jeune activiste Mark Ashton et le contexte du climat militant du début des années 80. La conscience politique, le disco, l’apparition du SIDA, la majorité sexuelle à 21 ans pour les homosexuels et l’exclusion sociale forment la trame de fond. Le jeu et le dynamisme communicatif des acteurs nous font entrer facilement dans cette histoire pleine de bons sentiments. Malgré sa trame militante, le film reste une comédie, ce parti pris peut parfois faire douter sur ce qui est tiré du réel et ce qui est une fantaisie scénaristique. Cette qualité du film est aussi son défaut, il donne à voir sans expliquer. Si l’attitude des mineurs du village gallois choisit par le groupe Lesbiennes et Gays en Soutien aux Mineurs, passant de l’hostilité à l’amitié, traverse le film, on ne saura rien du revirement du syndicat national des mineurs passant du rejet au soutien de la cause LGBT. Seuls les caractères principaux sont réellement traités. Le film parvient à égrener au long de sa narration différents aspects comme le « coming out » familial, les agressions homophobes, la découverte de sa séropositivité, l’homosexualité cachée en zone rurale etc. La longue grève historique des mineurs et la reprise du travail « tête haute », mais défaits, aurait mérité sans doute un peu plus de développement pour les jeunes générations qui n’ont vécu les années Thatcher.

Mais ne boudons pas notre plaisir, ce film « social » qui alterne rires et larmes est une pépite
qui donne à réfléchir en contraste avec notre propre époque. Et pour rappeler que beaucoup de scènes sont authentiques, le générique de fin rappelle quelques éléments historiques et renseigne sur le devenir des personnages réels ayant inspiré le film. En particulier sur le sort tragique du lumineux Mark Ashton décédé quelques jours après avoir appris sa séropositivité, il avait 26 ans…

Publié dans:Gay, Politique, Société, Syndicalisme |on 28 décembre, 2014 |Pas de commentaires »

Week-End

weekend

Le film « Weekend » d’Andrew Haigh, sorti en 2011, a connu un succès mérité. J’avais acheté le Blu-Ray sans le visionner de suite et il est resté longtemps sur une étagère avant d’être ouvert. Une histoire de deux hommes qui se rencontrent le temps d’un week-end ça me semblait banal et j’ai tardé à voir cette histoire. Lorsque je l’ai vu, j’ai pris une claque.

La façon de filmer au plus près des acteurs et le jeu sensible et réaliste de ceux-ci donne à voir la naissance progressive d’un amour sans lendemain tandis que la lente narration pose le caractère des deux protagonistes. La force de ce film souvent en huis clos réside aussi dans l’évocation de ces rencontres où les amants se cherchent. Les conversations entre eux sur le coming out, la façon de se percevoir et de vivre gay dans une société plus ou moins hostile, l’amour, le sexe et le couple ne sont pas de simples exercices scénaristiques. Elles évoqueront maintes situations vécues au spectateur homosexuel au point et réveilleront le souvenir de possibles passés évanouis eux aussi le temps d’un week-end.

La fin arrive avec la force de l’évidence et laisse le spectateur aussi mal à l’aise et troublé qu’un regard perdu sur un quai de gare. On aimerait imaginer une suite à ce film sensuel et bouleversant qui puisse ouvrir un nouveau possible…

Après l’accueil du film et son succès récompensé par plusieurs prix, Andrew Haigh avait envisagé le tournage d’une suite. Une telle initiative aurait pu satisfaire notre envie de ne pas donner de point final à ce week-end amoureux mais aurait sans doute ruiné le propos du film dont la force est précisément dans cet inaccessible espoir.

Le site web du film : ici.

Publié dans:Divers, Gay |on 14 décembre, 2014 |Pas de commentaires »

MASTIGOUCHE |
Une voyance par telephone |
La Passerelle Gourmande |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Faceaumiroir
| Agence Immobilière en Vallé...
| Change The World Together