NANTES EN BRETAGNE

francois II
Gisant du Duc François II à la cathédrale de Nantes.

La volonté du Gouvernement de remodeler les frontières régionales pour diminuer le nombre de régions administratives a revigoré le débat sur le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne. Un récent sondage montre une large adhésion des bretons au retour du cinquième département dans le giron "historique".

Il n’est pas certain que la volonté réformatrice de la carte administrative simplifie ce débat. Nantes et son château ducal n’est plus en Bretagne depuis que Vichy en décidé autrement. Dans une de ses chansons, Gilles Servat chante "Nantes sa ville natale ne serait plus en Bretagne, c’est pas ça qu’Anne a voulu…".  Ce n’est pas tant le lieu de naissance qui pose problème, de nombreux souverains sont nés hors de leurs possessions, mais Nantes avec sa cour ducale était bien l’une des deux villes capitales de la Bretagne historique et le découpage de juin 1941 qui soustrait la Loire-Inférieure de l’époque à la région est une hérésie culturelle. Mais du point de vue administratif la logique qui visait à redéfinir les grands centres avait sa logique.

Contrairement à d’autres parties de l’hexagone, il est difficile de dissocier totalement une région historique et une entité administrative. Le désenclavement de la péninsule bretonne reste encore à faire. Le plan des lignes ferroviaires à grande vitesse est programmé pour 2017, ce qui est bien tard, bien trop tard et est révélateur des choix faits dans le cadre des investissements nationaux d’infrastructures. Le sentiment d’être une région délaissée et une identité culturelle forte ont conduit à des initiatives comme la création en 1950, par des personnalités diverses, du CELIB (comité d’étude et de liaison des intérêts bretons) qui a promu le plan routier breton et donné une impulsion régionale aux activités socio-économiques.

Le débat relancé par le projet gouvernemental soulève des questions diverses relatives à l’histoire (réelle ou supposée), au sentiment d’appartenance à une communauté de destin, aux pesanteurs héritées d’années de fonctionnement politique et administratif. S’il existe déjà des régions "bicéphales", les concurrences des villes capitales sont un frein. Mais quelle logique à avoir une Normandie coupée en deux ? Le sort de la région nantaise est encore incertain. Il y a une chance pour la Bretagne de retrouver son ancienne unité (avec éventuellement ses marches). Ne la laissons pas passer.
 

Publié dans : Bretagne, Politique |le 17 août, 2014 |Pas de Commentaires »

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